jeudi , 20 juillet 2017
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Saint Jacques de Compostelle

Saint-jacques de compostelleSaint Jacques de Compostelle

“Saint Jacques de Compostelle” Fils de Marie Salomé et de Zébédée, Saint Jacques est aussi appelé « Jacques, fils de Zébédée » dans le Nouveau Testament ou Jacques le Majeur. Il est l’un des douze apôtres de Jésus Christ et le frère aîné de l’apôtre Jean.  Saint Jacques est l’un des tout premiers disciples à suivre Jésus, et il est un de ses plus proches. Il participe, avec Pierre et Jean, à des événements importants : résurrection de la fille du chef de la synagogue, transfiguration lorsqu’il montre sa nature divine entre les prophètes Elie et Moise, la prière de Jésus au Mont des Oliviers… Après la résurrection de Jésus, Saint-Jacques se trouvait dans le petit groupe qui l’a vu au lac de Tibériade et participé à la pêche miraculeuse. Les Actes des Apôtres racontent qu’il reçoit le Saint Esprit sous la forme de langues de feu lors de l’épisode de la pentecôte (vers l’an 33). C’est à partir de ce moment là qu’il va prendre son bâton, ainsi que le bateau, et parcourir les chemins pour évangéliser l’Occident. Après de multiples obstacles et difficultés rencontrés, le développement du christianisme en Espagne devint finalement très rapide grâce à Jacques le Majeur et aux sept disciples qu’il s’y était fait, c’est alors qu’il décida de rentrer à Jérusalem en leur laissant  la tâche de continuer le travail, afin de soutenir la communauté de croyants subissant de nouvelles persécutions. Son souhait aurait été de revoir une dernière fois la vierge Marie encore en vie. Il y fut arrêté vers l’an 44 par ordre du roi de Judée Hérodes Agripa I, martyrisé et décapité. Il devint l’un des premiers martyrs chrétiens et son exécution provoqua un soulèvement populaire. Les disciples purent récupérer le corps et l’embarquèrent à destination de l’Espagne, où il fut inhumé dans le palais de la reine Lupa, nouvellement convertie. Ce n’est que plus tard que le corps fut transféré à Compostelle.

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, pélerinage catholique, se développa au Moyen Âge à partir de l’annonce de la découverte miraculeuse de son tombeau; le pape Alexandre VI déclara officiellement Saint-Jacques-de-Compostelle lieu d’un des « trois grands pèlerinages de la Chrétienté », avec ceux de Jérusalem et de Rome. D’abord pèlerinage local, il fut progressivement fréquenté par des pèlerins et voyageurs d’autres pays. Pour se rendre à Compostelle ils utilisaient les mêmes itinéraires que les autres voyageurs. Les pèlerins avaient pour coutume de rapporter comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens qu’ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d’où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques. La coquille Saint-Jacques était le signe à l’issue du voyage que c’était un homme nouveau qui rentrait au pays. Elle deviendra l’un des attributs reconnaissables du pèlerin, avec le bourdon, la besace et le chapeau à larges bords. Au commencement du Moyen Âge, les pèlerins étaient de pauvres gens et partaient sans vêtement de rechange. Le retour était très ardu, car les pénitences infligées à ces miséreux par les prélats de Saint-Jacques, consistaient à effectuer sur ce chemin du retour plusieurs fois par jour quelques centaines de mètres sur les genoux. Inutile de préciser que les culottes se trouaient rapidement. Une idée vint à un illustre inconnu d’utiliser les coquilles vides de “Pecten maximus” comme genouillères. Ces coquillages étaient percés de chaque côté de deux trous et maintenus par des cordelettes. Mais la dureté même de la coquille était plus douloureuse pour les genoux que la terre. Cette pratique dura quelques dizaines d’années et on la remplaça par une genouillère de cuir. C’est à partir de cette époque que la coquille perdit de son utilité vestimentaire pour un rôle plus noble, celui de preuve d’avoir été au bout de son chemin. Au fil du temps, les carnets de route faisant leur apparition, ils ne laissèrent à ce fameux coquillage qu’un rôle symbolique. Aujourd’hui encore, des dizaines de milliers de pèlerins continuent de se rendre à Compostelle chaque année, et les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui correspondent à plusieurs itinéraires en Espagne et en France, ont été déclarés en 1987 « Premier itinéraire culturel » par le Conseil de l’Europe.

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