
Les cigales tiennent leur nom de l’occitan cigala, lui-même issu du latin cicada, et sont des insectes associés en France au folklore de Provence et des pays méditerranéens. Elles se nourrissent de la sève d’arbres ou d’arbustes.
Les œufs sont pondus en été, au collet d’arbustes et d’herbes. À la fin de l’été ou à l’automne, les œufs donnent des larves qui vont s’enfouir dans le sol pour plusieurs années en général. Pendant la période larvaire, la nutrition se fait sur des racines. Ce n’est que durant la dernière année de sa vie que commence la vie aérienne de la cigale. La nymphe sort de terre et se fixe sur une tige ou un tronc, voire sur une pierre, et commence sa dernière mue. La cigale se transforme alors en insecte adulte pour se reproduire durant seulement un mois et demi, après quoi, elle mourra.
Dès que la température est suffisamment élevée (environ 25 °C), le mâle « chante », ou plus exactement, il cymbalise. La cymbalisation a pour fonction d’attirer les femelles de la même espèce (elles ne sont sensibles qu’aux chants de leur espèce) et est le résultat de la déformation d’une membrane actionnée par un muscle. Une erreur fréquente est de dire que les cigales stridulent comme le criquet. En effet, la stridulation est produite par le frottement de deux parties du corps d’un insecte alors que le mâle cigale possède un organe phonatoire spécialisé, « les cymbales », situées dans son abdomen. Le son produit est amplifié dans une caisse de résonance et s’évacue par des évents. La fréquence et la modulation de la cymbalisation caractérisent les différentes variétés de cigales.
Insecte estival par excellence, la cigale a évoqué l’insouciance depuis l’Antiquité, et contrairement à ce que l’on peut croire, c’est l’écrivain Esope qui en a fait l’héroïne d’une de ses fables, La Cigale et la Fourmi. Jean de La Fontaine ne fit que la reprendre dans son recueil,quelque deux mille ans plus tard ! La Cigale et la Fourmi est tellement connue et étudiée qu’elle est devenue un symbole de ce genre littéraire.