jeudi , 20 juillet 2017
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Eglise Notre Dame de la Mer

Eglise Notre Dame de la Mer

Eglise Notre Dame de la Mer

L’église Notre Dame de la Mer est une église située aux Saintes-Maries-de-la-Mer dans les Bouches-du-Rhône. Visible d’une dizaine de kilomètres à la ronde, elle domine la ville depuis le début du IXe siècle, date du commencement de sa construction. Le géographe grec Strabon indiquait que c’est sur cet emplacement que les Phocéens de Massalia érigèrent un temple à Artémis. La première mention du lieu est faite par le poète Avienus, dénommant oppidum priscium Râ. Ce vieil oppidum devint au VIe siècle Sancta Maria de Ratis (du radeau), nom qui évolua vers Notre-Dame-de-la-Barque lorsque se popularisa l’histoire du débarquement des Trois Maries sur la côte camarguaise. Cette mutation se passa à partir de 547 quand Césaire d’Arles y installa une communauté de religieuses, avec comme mission de veiller sur des reliques, puisque l’îlot était déjà un lieu de pèlerinage et de culte païen. Un culte chrétien se juxtaposa au païen et la construction de l’église-forteresse au XIIe siècle l’annexa définitivement au Christianisme. Ce ne fut qu’en 992 que les Sarrasins furent chassés et que Guillaume Ier, nouveau comte de Provence, fit rebâtir une église. Mais celle-ci fut à nouveau en ruines en 1061. Elle fut un peu plus tard dédiée à Notre-Dame-de-la-Mer. L’édification de l’église actuelle se fit entre 1165 et 1170. Au XIVe siècle, sous le pontificat des papes d’Avignon, le pèlerinage y était très populaire à tel point qu’en 1343, Benoît XII fixa la célébration des Saintes au 25 mai et au 22 octobre. En 1357, Arnaud de Cervole-homme de guerre de la guerre de Cent Ans-, dit l’Archiprêtre, se dirigea vers Avignon via la Camargue avec ses bandes anglo-gascones. Les reliques que contenaient l’église furent mises à l’abri à la Sainte-Baume, et Notre-Dame-de-la-Mer vit ses fortifications renforcées. (La région subissant régulièrement des invasions de pirates, aux débuts de sa construction, le choix d’une forme de forteresse fut rapidement pris, surplombant la ville à 15 m). Son aspect actuel date du XIVe siècle, l’ensemble des aménagements de type militaire dissimule souvent la construction romane.

En 1448, le sol de l’église fut défoncé, ce qui permit de mettre au jour un puits qui rappelle que cette église fortifiée servait d’abri à la population lors des invasions de pirates, au Moyen Âge. Une source d’eau douce fut également mise à jour, et dans le chœur fut dégagée  une petite grotte renfermant des écuelles en terre et des cendres avec des charbons noirs. Une chapelle haute du XIIe siècle, située au-dessus du chœur, renferme les reliques des Saintes. Enfin, entre cette grotte et le mur de la chapelle, fut dégagé un vestige de mur qui barrait tout le chœur. Il s’ouvrait par une petite porte permettant d’accéder à un oratoire dans lequel se trouvait une colonne supportant une table de marbre formant autel. Autour de celui-ci on découvrit deux corps allongés. Les ossements furent placés dans des châsses et transportés dans la chapelle haute.

La découverte des reliques attribuées aux Saintes Maries s’accompagna de la décision de les ostenter trois fois l’an, le 25 Mai, pour la fête de Marie-Jacobé, le 22 Octobre pour celle de Marie-Salomé et le 3 Décembre. Une procession à la mer avec la barque et les deux Saintes eut désormais lieu, et au cours de celle du 24 mai était associée Sara la Noire, Sainte vénérée par la communauté gitane, dite servante des Maries…

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