jeudi , 20 juillet 2017
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Le jeu provençal et la pétanque

jeu provençal pétanque

Jeu provençal pétanque. («Jo de boulo»), appelé aussi «les trois pas» ou «la longue», est un jeu de boules au cours duquel les parties se déroulent de manière mobile sur un terrain de quinze à vingt mètres, soit deux fois plus long que celui de la pétanque dont il est l’ancêtre. Dans ce jeu très sportif, le cercle de lancer est considéré comme un point de départ pour le joueur qui doit impérativement quitter quand il pointe ou quand il tire. Pour pointer, il doit tout d’abord avancer d’un pas hors du cercle, dans la direction qu’il aura choisi. Il lance ensuite sa boule vers le cochonnet en setenant en équilibre sur une seule jambe. Le tireur quitte aussi son cercle pour bondir de trois pas vers la boule qu’il vise. Il doit tirer à la fin du troisième saut quand son pied touche terre.

La pétanque fut instituée en 1907 lors de la partie historique à La Ciotat où un champion de jeu provençal, Jules Hugues, ne pouvant plus jouer à son jeu préféré à cause de ses rhumatismes, s’est mis à jouer les « pieds tanqués ». Le terme vient des mots de l’Occitan provençal «pied» et tanca «pieu», donnant en français régional l’expression «jouer à pétanque» ou encore «pés tanqués», c’est-à-dire avec les pieds joints et ancrés sur le sol, par opposition au jeu provençal où le joueur doit prendre de l’élan.

Embrasser Fanny, c’est perdre une partie de boules sur le score de 13 à 0. À l’origine, les perdants devaient alors embrasser les fesses d’une femme postiche nommée Fanny, représentée sous forme de tableau, de poterie ou de sculpture. C’était à la fois une récompense et une honte pour l’équipe perdante, mais toujours une franche rigolade pour les spectateurs. “Embrasser Fanny”, c’est l’image effrayante de la défaite, la preuve horrible qu’on a été battu. Et pas seulement battu, mais vaincu lamentablement, l’humiliation totale: celle de perdre par 13 à 0! Une tradition récente voudrait lui trouver une origine en Dauphiné où une Fanny aurait été serveuse dans un café de Grand-Lemps, peu avant la Première Guerre mondiale. Ce fut le maire du village qui inaugura cette tradition. Mais des cartes postales précédant cette période montre déjà Fanny et son postère offert. Certains la voit d’origine lyonnaise puisque la tradition du quartier de la Croix Rousse dit que, dès 1870, les joueurs du Clos Jouve avaient comme spectatrice une jeune fille de 20 ans au grand cœur. Elle consolait le joueur malheureux en lui montrant ses fesses. Mais n’acceptait pas de baiser. Pour pallier le manque cruel (?) de Fanny de comptoir acceptant de se retrousser en public, fut mise en service, dans tous les lieux où l’on jouait au jeu provençal ou à la pétanque, une Fanny postiche aux fesses rebondies. Conservée avec ferveur, véritable relique païenne, toujours cachée dans une petite armoire, derrière un panneau ou un rideau, elle n’était dévoilée que pour un retentissant 13 à 0. Alors, le malheureux vaincu, à genoux comme s’il allait à confesse, en présence de tous, s’approchait de l’autel pour baiser l’icône.

Aujourd’hui elle se rencontre plus chez les antiquaires et les brocanteurs qu’au bistro du coin. Mais tous les clubs boulistes en conservent une à leur siège et cette icône fait partie de leur patrimoine.

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