mardi , 26 septembre 2017
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Antoinette Guillierme dite Fanfonne

Antoinette Guillierme dite FanfonneAntoinette Guillierme dite Fanfonne, était une manadière camarguaise née le 31 octobre 1895 à Paris et décédée le 22 janvier 1989. Unanimement respectée, elle était appelée « la Grande Dame de la Camargue ».

Dans sa jeunesse Fanfonne passa ses hivers à Paris, apprenant à monter à cheval au bois de Boulogne, et ses vacances dans la propriété languedocienne de ses grands parents, au Mas de Praviel à Aimargues, anciennement appelé « Le Petit Teillan », où naquit sa passion pour les taureaux. Mais en 1904, après l’incendie de l’entreprise paternelle de transport Cohen-Guillierme, la famille partvivre au Mas Praviel. En 1907, après les graves inondations du Vistre et du Vidourle, la manade Baroncelli vint hiverner chaque année au Mas des amis Guillierme. Au contact du marquis de Baroncelli, de Frédéric Mistral, et du peintre Jean Hugo, l’adolescente adopte le mode de vie des gardians, assouvissant son engouement pour la bouvine camarguaise. Grande cavalière, sa témérité et son courage l’intègrèrent spontanément au monde rude et difficile des gardians. Suite aux tragédies de la 1ère guerre mondiale et afin de ne pas entraver la formidable passion de sa promise pour les chevaux, les taureaux et la Camargue, le fiancé de Fanfonne lui rendit alors sa parole donnée, ce qui accabla Fanfonne de tristesse. Il restera le seul amour de sa vie.

En 1920, la mère de la jeune femme décida de créer une manade qui prit le nom de Grand Guillierme et dont le premier gardian fut Marius Favier qui s’occupa de l’élevage pendant 2 ans avant d’être remplacé par René Chabaud. Fanfonne devint alors une grande manadière qui consacra sa vie à la bouvine et au maintien des traditions. En 1926, proche du marquis de Baroncelli, elle participe à l’inauguration de la croix camarguaise aux Saintes-Maries-de-la-Mer. À partir de 1956, secondée par ses gardians, la manadière dirigea seule l’élevage qui prit le nom de manade Fanfonne Guillierme. un lot de ses bêtes, achetées par les frères Ribaud, est à l’origine de cette nouvelle manade.

Le 21 février 1975, année de la femme,  Fanfonne s’envola vers Paris accompagnée de son gardian Jacques Espelly. Elle fut choisie par le gouvernement comme ambassadrice de la Camargue au grand rassemblement féministe, dont les invitées étaient particulièrement illustrées dans leur rude métier exercé par les hommes dans la plupart des cas. Les frères Jacques et Armand Espelly la rejoignirent ensuite.

Antoinette Guillierme dite Fanfonne petit Camarguais

Quand elle mourut en 1989, ils reprirent sa manade. Ses taureaux étaient réputés et remportèrent de nombreuses fois le prix des cocardiers, dont deux Biòu d’Or (meilleur cocardier de la saison taurine camarguaise). Femme de conviction, elle fut à l’origine de la reconnaissance du cheval Camargue en tant que race pure par les Haras nationaux en 1968.Depuis sa mort, la ville d’Aimargues et la Nacioun gardiano, organisent chaque 1er Dimanche de Mars un grand rassemblement de la bouvine pour lui rendre hommage.

“Antoinette Guillierme dite Fanfonne”

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