mardi , 23 juin 2015
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Saintes Maries de la Mer

Saintes Maries de la Mer

Saintes Maries de la Mer

C’est un lieu de pèlerinage et une station balnéaire. Il accueillit, à l’aube de la chrétienté, Marie Jacobé, Marie Salomé et leur servante Sara, chrétiennes persécutées fuyant la Palestine sur une barque sans gouvernail. Elles furent inhumées ensembles et sur place près de leur oratoire qui fut transformé en église. La première mention explicite du village qui soit connue date du IVe siècle, signalant plusieurs peuplades dans la région, et citant oppidum priscum Ra. « Oppidum » signifiant forteresse et « priscum » ancienne, ce serait donc « l’ancienne forteresse Ra », nom égyptien d’une île consacrée à Râ, le dieu du soleil et père de tous les dieux. Mais, à l’ère des grandes influences chrétiennes, Râ se transforma en Ratis, mot qui signifie bateau, radeau ou îlot. En 513, l’évêque d’Arles évangélise les campagnes encore fortement imprégnées de cultes païens ou romains en transformant si nécessaire d’anciens lieux cultuels en édifices chrétiens. Il crée ainsi un monastère ou une église aux Saintes, ce qui constitue un argument en faveur de la présence d’un temple païen plus ancien en ces lieux. On sait que saint Césaire d’Arles a légué par testament, à sa mort en 542, Sancta Maria de Ratis à son monastère. C’est environ au XIIe siècle que ce nom se transformera en Notre-Dame-de-la-Mer. Le village des Saintes resta protégé par ses remparts médiévaux jusqu’à la Révolution. Ce site était l’une des pièces maîtresses de la défense de la cité d’Arles.En 1838, le village prend le nom des « Saintes-Maries-de-la-Mer » et peu après, le pèlerinage des Gitans est mentionné pour la première fois : au mois de mai, ils viennent de toute l’Europe honorer ici leur sainte patronne, Sara, la vierge noire. En 1899, le Marquis de Baroncelli s’installe aux Saintes sur la petite route du Sauvage, au mas de l’Amarée ; il s’attelle avec d’autres à la reconquête de la pure race Camargue, tout comme il participe activement à la codification de la course camarguaise naissante. En juillet 1909, il crée la Nacioun gardiano (Nation gardiane), qui a pour objectif de défendre et maintenir les traditions camarguaises. Depuis 1960, la cité vit principalement du tourisme dont le développement à compter des années 1980 se veut mieux maîtrisé.

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