mardi , 26 septembre 2017
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Camargue Course camarguaise

Camargue Course camarguaiseLa course camarguaise est un sport dans lequel les participants tentent d’attraper des attributs primés fixés au frontal et aux cornes d’un bœuf appelé cocardier ou biòu (bœuf en provençal), maisauquel on confère parfois la dignité de taureau en l’appelant : taureau cocardier. Ce jeu sportif, sans mise à mort, est pratiqué dans les départements français du Gard, de l’Hérault, une large partie des Bouches-du-Rhône, ainsi que dans quelques communes du Vaucluse.

La course camarguaise se distingue de la course andalouse par de nombreux aspects : « du taureau intègre que l’on met à mort (Espagne), on passe au taureau castré, glorifié de son vivant, d’un idéal de domination de l’officiant à un idéal de domination de l’animal consacré (Camargue). Une contradiction aussi remarquable n’empêche pas pour autant un grand nombre d’amateurs de courses camarguaises de suivre les corridas qui sont présentées dans leurs région. 

Les premières traces de courses en Camargue que l’on ait concernent les exploits d’un certain Capitaine deVentabren, qui aurait affronté des taureaux furieux à une date imprécise, et de deux courses de taureaux que Catherine de Médicis, puis Henri IV auraient présidées en Camargue dès le xvie siècle.

D’autre historiens apportent des données plus anciennes : « les plus anciennes mentions font état de jeux taurins à Arles lors d’une foire qui se tenait à la Pentecôte dès le XIIe ou XIIIe siècle. On mentionne encore les jeux taurins qui se multiplient dès le XVIe siècle dans les bourgs du Gard méridional et la région de Nîmes, s’étendant jusqu’à Avignon et ses environs au XIXe siècle . »

Les origines des jeux taurins en Camargue sont fréquemment en lien avec les activités des abattoirs. Mais à la campagne, ils se déroulaient dans des mas, avant de gagner les villes où ils faisaient partie des fêtes , sur les places ou dans les rues. Jean Baptiste Maudet signale une course donnée en 1594 à Arles devant Catherine de Médicis et le jeune roi Charles IX. Bien avant le XIIIe siècle il y avait déjà, sur place, et avant même l’importation de taureaux espagnols, une forte afiecioun illustrées à la fois par des jeux ruraux et des courses.

On dispose aussi de témoignages écrits sur les manades et les ferrades dès 1551 sous la plume de Quiqueran de Beaujeu : « La ferrade, c’est imprimer avec un fer rouge la marque des maîtres en la fesse des taureaux ». Dix ans plus tard, c’est Poldo d’Albenas qui définit le fer comme le moyen le plus sûr de reconnaître un animal de son troupeau s’il a été perdu ou volé.

Si la course camarguaise est issue des jeux rustiques des vachers et garçons bouchers elle intéresse très vite la bourgeoisie dès la révolution française. La course camarguaise participe des fêtes patriotiques. Les cornes des taureaux sont décorées de fleurs de foulards et de toutes sortes d’éléments dont le plus important est le ruban rouge qui orne le front du taureau et qui porte le nom patriotique de cocarde.

La course camarguaise a connu diverses appellations. D’abord désignée sous le nom de course provençale au xve siècle à cause d’un antagonisme historique entre Languedoc et Nacioun Provençalo que des lettrés ont entretenue et que le folklore a prolongé jusqu’au xixe siècle, elle s’est ensuite appelée course libre dont la ville de Lunel était déclarée reine.

Le 27 février 1966, le congrès qui se déroule au Paluds-de-Noves dans les Bouches-du-Rhône adopte la mise en place du projet Vignon. La course à la cocarde a son premier règlement, La « Charte de la course à la cocarde ». Avec lui, l’appellation « course libre », même si elle a continué longtemps d’être utilisée, devient caduque et cède la place à « course à la cocarde ».

En 1975, la Fédération française de la course camarguaise est créée sous la loi des associations de 1901.

Le 10 octobre 1975, la Fédération française de la course camarguaise (FFCC) est agréée par le Ministère. La course camarguaise est reconnue comme sport par le Secrétariat d’Etat à la jeunesse et aux sports. La « Course à la cocarde » devient définitivement la « Course camarguaise ».

Photo:  Sylvain Veyrié /CC-BY-SA

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