mardi , 25 juillet 2017
LES INCONTOURNABLES
Accueil > Communes Territoriales > Le Cailar commune territoriale

Le Cailar commune territoriale

Le Cailar commune territorialeLe Cailar est une commune faisant partie des 51 communes du Pays Vidourle-Camargue. Ses habitants s’appellent les Cailarens et Cailarennes.

Ce nom de lieu rappelle la présence d’un château fort. Le latin “Castellum” a donné avec le suffixe -are “Le Cailar” (Castellare en 1018). Le site d’habitation de Le Cailar est très ancien. Il s’y déroule actuellement des fouilles archéologiques mettant au jour de nombreux vestiges d’influences grecque et celtique, datant du Ve au  IIIe siècle av. J.-C. Il comporte également un autre site de fouilles, dit “des Clochettes” où a été retrouvé du matériel préhistorique. Dans le passé, le village était plus proche des rives du Rhône (dont le lit a varié avec les siècles) et était quasiment au bord de la mer, à laquelle on accédait par une lagune aujourd’hui ensablée. Cet emplacement privilégié en fait un endroit stratégique qui suscitera très tôt un intérêt pour les populations autochtones. Dans l’antiquité, il subira l’influence grecque et rhodienne jusqu’à devenir un port destiné à la pêche et aux échanges commerciaux, et qui comptera près de 5 000 habitants (contre 2 300 aujourd’hui).

Peuplé vers le IIIe siècle av. J.-C. par une tribu celto-germanique, il subira ensuite l’influence latine. On ne compte plus les bornes et traces de présence romaine et gallo-romaine dans cette région traversée à cette époque par l’ une des principales voies romaines de circulation, la Via Domitia. Au Moyen Âge, le village du Cailar étant proche de la célèbre abbaye de Psalmodie et situé non loin de Saint-Gilles,  se trouve sur une route régulièrement empruntée par les pèlerins qui se rendent à Saint-Jacques-de-Compostelle. C’est donc un site notable.

En 1382, le château primitif du Cailar est incendié par des Tuchins venant de Beaucaire (paysans révoltés contre le pouvoir central). L’ église romane fut incendiée plusieurs fois, notamment pendant la guerre des camisards, puis reconstruite. (Elle est classée à l’inventaire des monuments historiques ainsi que les arènes pour jeux taurins). À la Révolution, il ne reste déjà plus que des traces du château féodal, qui était probablement situé  sur le point culminant du village, et qui fut détruit définitivement en 1628 durant les guerres de religion. Seul le nom de celui-ci gardera le souvenir de cette importante place forte.

Après la Première Guerre mondiale suivra une période de déclin qui verra la population du village tomber à environ 1 000 habitants dans les années 1960, notamment à cause des grandes crises viticoles de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, pour remonter depuis, grâce à un nouvel élan économique dû notamment à l’essor du tourisme…

Le Cailar dispose d’arènes communales destinées aux novilladas et aux courses camarguaises. C’est ici que sont apparues, au XIXe siècle, les premières manades de taureaux exclusivement réservés à la course camarguaise. Cette pratique s’est développée grâce à la survivance d’un droit féodal, le “droit d’esplèche ” : une jouissance à titre gracieux des terres non cultivées, par les habitants du village, pour y faire paître les troupeaux. C’est aujourd’hui encore le village qui comporte le plus grand nombre de ces élevages prestigieux, d’où son surnom de Capitale de la Petite Camargue.

Le Cailar commune territoriale

Lien: Le Cailar

Consultez aussi

La Grande motte

La Grande Motte

  La Grande Motte est une commune française située sur la côte littorale méditerranéenne, dans …